Tout fout le camp !

juillet 10, 2008
  1. Nul besoin de plonger dans le fleuve, les partants du footing de l’Armada sont déjà dans le grand bain avant le départ, ce jeui matin. Transis et trempés, ils vont pourtant tous sacrifier à la nouvelle religion du sport pour tous et de la santé à portée de foulée. Presque un modèle de société, le jogging/footing occupe désormais une place de choix dans la compétition sociale. « Vous courez ? » « Euh, y’a un truc à chercher rapidement, ou quelqu’un lancé à ma poursuite ? » « Non, c’est juste pour le plaisir, la condition physique. Et quand on a la santé hein ! ».

    Pour la majorité, l’hygiène de vie étant aujourd’hui une quasi obligation – sous peine de se voir catalogué, pointé du doigt de pied, considéré comme une espèce de relique, de brûleur de chandelle par tous les bouts -, la seule bonne forme suffit. Et la production d’endorphines – n’importe quel lecteur de magazine peut désormais en parler scientifiquement -, génère des plaisirs inconnus du pékin moins pressé d’arriver au bout de son quai.

    OK, les marins russes vite torses nus ce matin, les Omanais à la belle foulée font de belles images bien sympathiques. Nos politiques locaux ont eux aussi – pour quelques uns, dont madame le maire de Rouen et son adjoint aux sports ancien athlète de haut niveau -, montré leur goût de l’effort.

    Que cet élan collectif est émouvant ! Tout au moins lorsqu’il ne participe pas d’une conquête de l’opinion à laquelle le Président – un moment annoncé, mais cela semblait trop compliqué – a donné ses lettres de noblesse avec une foulée de basset artésien. L’ancien de Matignon appelait les caméras pour exhiber sa noble foulée, en maillot de bain et crinière au vent sur le sable d’une plage quasiment cotée en bourse. La classe, politique !

    Reste la question esthétique, et là, le drame est entier. Que trouver de plus laid qu’une tenue de footing enfermant un corps maladroit ? Les exemples sont légion, mais les coureurs le deviennent aussi. Si Dior en dessinait, des survêts et des maillots, des shorts et des godasses, Rachida aurait-elle honoré les quais ? Et puis il y a la foulée, l’allure, celle des plus grands athlètes du genre ne se trouve pas à tous les coins de bois, ni même en bord de Seine. Et en ce domaine du sport et de la santé, on ne sait plus vraiment, le style n’a plus la moindre importance. Pffff, tout fout le camp, en courant !

    Arnaud Faugère


Rose, belle comme la nuit…

juillet 10, 2008

C’

 

est l’histoire d’une rupture. Une jeune institutrice qui veut faire de la musique mais ne fait rien de sa vie, selon elle. Son fiancé qui commence à se lancer sur scène. Et la jalousie, qui s’insinue et finit par pourrir le couple. C’est l’histoire de Rose, Keren Meloul de son vrai nom, qui, pour se consoler, se met à écrire sa vie et à mettre ses textes en musique.C’est aujourd’hui l’histoire d’un succès. Ses déboires amoureux ont eu du bon, puisqu’avec son single La liste, un panorama des choses qu’il vaut mieux faire en couple, Rose a réussi à conquérir son public.L’album éponyme de la jeune Niçoise d’une trentaine d’années regroupe des titres à la tonalité pop-folk. Elle pose sa voix parfois douce, parfois rauque, sur des mélodies jouées à la guitare pour parler d’amour, notamment avec les titres Julien ou Ciao Bella, un texte dédié à son grand-père. Jusqu’à la fin de l’année 2008, celle qui a tiré son pseudo du film The Rose, inspiré de la vie de Janis Joplin, son idole, est en tournée. Elle réserve son été aux festivals, partout en France et à Montréal.Reconnue aujourd’hui par ses pairs, elle a remporté le Globe de cristal 2008, décerné par les journalistes des rubriques culturelles et le prix du jury pour le clip de Ciao Bella au festival d’Aix-en-Provence. Issue d’une famille de musiciens, Rose a appris la guitare avec son père. Mais la jeune femme se considère avant tout comme une auteure. Elle a déjà écrit un texte pour Pierre Guimard, un musicien normand nommé aux Victoires de la musique en 2007. Elle a également d’autres projets en cours et a commencé à réfléchir à son prochain album.C’est l’histoire d’un amour qui finit bien, puisque le fiancé de Rose est revenu. Ils se sont mariés récemment à la mairie de Nice. Depuis, ils ne se quittent plus. Bensé, son amoureux, jouait en première partie de son concert à l’Olympia en juin.
Note de la rédaction : pour tous les fans d’Arnaud, sachez que ce texte n’est pas de lui. Il s’agit d’un texte publié dans notre cahier spécial Armada. Mais les vrais faugèremaniacs ne seront pas tombés dans le panneau