Non mais vous imaginez quoi ? Rouen est une ville morte le lundi soir, et il faudrait que ça change sous prétexte que des milliers d’étrangers sont en ville ! Et puis quoi encore, des concerts peut-être ? Un peu de vie quoi, pour les touristes eet marins. Car ce lundi vers minuit, c’était vraiment le cauchemar de province. Pas de belle endormie, mais une moche avachie. Pensez, pas un bar n’a fait l’exception de sa fermeture hebdo, des rues vides et tristes dans tout le centre ville. Le pub ouvert de la place de l’hôtel de ville, sa plage et son DJ balançant du Fatboy Slim faisaient vraiment planète Mars. Vive l’intersidéral !
A moins que seuls les passionnés de bateaux soient vraiment pris en compte, puisque les visites de pont continuaient. En tout état de cause, ce début de semaine dans l’hypercentre a donné une image de Rouen assez pathétique de tristesse.
Il va falloir s’y résigner : le week-end est roi, la fiesta n’a guère droit de cité en semaine. Mais enfin, une fois tous les cinq ans, la singularité de l’événement ne pourrait-elle stimuler un peu les neurones de la transgression ?
Prochain épisode ce soir, avec une question majeure. Vivra-t-on la reprise du petit train-train hebdo, ou les noctambules trouveront autre chose qu’une ville morose ? Sur les quais, pendant ce temps, le rythme était lui aussi un peu lent. L’Armada, étant donné sa fréquence, devrait finalement imposer le 24/24 sous peine de mesures de rétorsion: dormir moins pour festoyer plus. Ça ne rapporte pas un sou, mais ça change le moral…
Arnaud Faugère
juillet 8, 2008 à 7:07
La moche avachie ! Les neurones de la transgression ! Je t’adore
juillet 10, 2008 à 3:29
Ouais ouais ouais… C’est beau une ville la nuit, c’est beau une ville en fête. Pour ceux qui veulent, et peuvent, faire la fête, tous les soirs, toutes les nuits. Mais: sont-ils si nombreux qu’on l’écrit, et doit-on, en leur nom, imposer aux commerçants d’ouvrir tous les soirs, toutes les nuits, dans toute la ville? Impossible, bien sûr. A moins de nationaliser – ici de municipaliser – le commerce!!!!
Quel patron de pub présent sur cette Armada aurait été prêt, en revanche, à se tenir à la disposition de poignées de noctambules, à trois ou quatre kilomètres du site? Avec quels salariés, pour quels risques financiers? Trop facile, de tomber sur le dos du commerce. On ne décrète pas la fête. D’ailleurs, personnellement, je fuis les fêtes obligées: anniversaires, soirées foot, fête de la zizique, etc. Je déteste aussi le petit mot sournois: “Désolé mais ce soir on va peut-être faire un peu de bruit pardon mais on vous a prévenu alors on peut”. Cessons d’imposer. Et vive l’Armada.
juillet 12, 2008 à 5:53
Eh bien moi je suis plus que d’accord avec Arnaud Faugère, une fête pareille, des millions de visiteurs, des Teor jusqu’à 2 heures du matin et… rien pour se restaurer ou boire un coup tard le soir, ça ne le fait pas ! Des marins viennent du bout du monde, des touristes de toute la France et de l’étranger, pour ce grand événement, à Rouen, et on ne propose qu’une petite ville de province où tout est fermé dès qu’il fait noir… Lamentable !
août 21, 2008 à 11:58
Jérôme, on tourne en rond… Pour la prochaine Armada, il faut, avec des potes, ou des associés, ou une assoce, que vous tentiez l’expérience d’ouvrir votre propre lieu: c’est cela, la liberté. Quant aux touristes qui viennent “de toute la France” et “de l’étranger”, permettez-moi de relativiser et de parler de “grand Ouest et Nord de la France” et “essentiellement de Belgique, voire des Pays-Bas”. Cessons de surcommuniquer, l’inflation est partout…