Non mais vous imaginez quoi ? Rouen est une ville morte le lundi soir, et il faudrait que ça change sous prétexte que des milliers d’étrangers sont en ville ! Et puis quoi encore, des concerts peut-être ? Un peu de vie quoi, pour les touristes eet marins. Car ce lundi vers minuit, c’était vraiment le cauchemar de province. Pas de belle endormie, mais une moche avachie. Pensez, pas un bar n’a fait l’exception de sa fermeture hebdo, des rues vides et tristes dans tout le centre ville. Le pub ouvert de la place de l’hôtel de ville, sa plage et son DJ balançant du Fatboy Slim faisaient vraiment planète Mars. Vive l’intersidéral !
A moins que seuls les passionnés de bateaux soient vraiment pris en compte, puisque les visites de pont continuaient. En tout état de cause, ce début de semaine dans l’hypercentre a donné une image de Rouen assez pathétique de tristesse.
Il va falloir s’y résigner : le week-end est roi, la fiesta n’a guère droit de cité en semaine. Mais enfin, une fois tous les cinq ans, la singularité de l’événement ne pourrait-elle stimuler un peu les neurones de la transgression ?
Prochain épisode ce soir, avec une question majeure. Vivra-t-on la reprise du petit train-train hebdo, ou les noctambules trouveront autre chose qu’une ville morose ? Sur les quais, pendant ce temps, le rythme était lui aussi un peu lent. L’Armada, étant donné sa fréquence, devrait finalement imposer le 24/24 sous peine de mesures de rétorsion: dormir moins pour festoyer plus. Ça ne rapporte pas un sou, mais ça change le moral…
Arnaud Faugère
Publié par arnaudfaugere 








